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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 13:54
Victor Hugo de l'écrivain, Homme politique au dessinateur..Victor Hugo de l'écrivain, Homme politique au dessinateur..Victor Hugo de l'écrivain, Homme politique au dessinateur..
Victor Hugo de l'écrivain, Homme politique au dessinateur..Victor Hugo de l'écrivain, Homme politique au dessinateur..Victor Hugo de l'écrivain, Homme politique au dessinateur..

Victor Hugo grand écrivain était aussi un dessinateur passionné, maniant le pinceau avec un réel talent. Voici ici quelques un de ses dessins à la plume et lavis d'encre brune et gouache sur papier velin.

Son oeuvre multiple comprend aussi des discours politiques à la Chambre des pairs, à l'Assemblée constituante et à l'Assemblée législative.

Voici ici un discours à lire et relire et à méditer

Bonne Lecture!

 

VI QUESTION DES ENCOURAGEMENTS AUX LETTRES ET AUX ARTS
10 novembre 1848.
M. LE PRÉSIDENT.-L’ordre du jour appelle la discussion du budget rectifié de 1848.
M. VICTOR HUGO.-Personne plus que moi, messieurs ( Plus haut ! plus haut !), n’est pénétré de la nécessité, de l’urgente nécessité d’alléger le budget ; seulement, à mon avis, le remède à l’embarras de nos finances n’est pas dans quelques économies chétives et détestables ; ce remède serait, selon moi, plus haut et ailleurs ; il serait dans une politique intelligente et rassurante, qui donnerait confiance à la France, qui ferait renaître l’ordre, le travail et le crédit… ( agitation ) et qui permettrait de diminuer, de supprimer même les énormes dépenses spéciales qui résultent des embarras de la situation. C’est là, messieurs, la véritable surcharge du budget, surcharge qui, si elle se prolongeait et s’aggravait encore, et si vous n’y preniez garde, pourrait, dans un temps donné, faire crouler l’édifice social.
Ces réserves faites, je partage, sur beaucoup de points, l’avis de votre comité des finances.
J’ai déjà voté, et je continuerai de voter la plupart des réductions proposées, à l’exception de celles qui me paraîtraient tarir les sources mêmes de la vie publique, et de celles qui, à côté d’une amélioration financière douteuse, me présenteraient une faute politique certaine.
C’est dans cette dernière catégorie que je range les réductions proposées par le comité des finances sur ce que j’appellerai le budget spécial des lettres, des sciences et des arts.
Ce budget devrait, pour toutes les raisons ensemble, être réuni dans une seule administration et tenu dans une seule main. C’est un vice de notre classification administrative que ce budget soit réparti entre deux ministères, le ministère de l’instruction publique et le ministère de l’intérieur.
Ceci m’obligera, dans le peu que j’ai à dire, d’effleurer quelquefois le ministère de l’intérieur. Je pense que l’assemblée voudra bien me le permettre, pour la clarté même de la démonstration. Je le ferai, du reste, avec une extrême réserve.
Je dis, messieurs, que les réductions proposées sur le budget spécial des sciences, des lettres et des arts sont mauvaises doublement. Elles sont insignifiantes au point de vue financier, et nuisibles à tous les autres points de vue.
Insignifiantes au point de vue financier. Cela est d’une telle évidence, que c’est à peine si j’ose mettre sous les yeux de l’assemblée le résultat d’un calcul de proportion que j’ai fait. Je ne voudrais pas éveiller le rire de l’assemblée dans une question sérieuse ; cependant, il m’est impossible de ne pas lui soumettre une comparaison bien triviale, bien vulgaire, mais qui a le mérite d’éclairer la question et de la rendre pour ainsi dire visible et palpable.
Que penseriez-vous, messieurs, d’un particulier qui aurait 1,500 francs de revenu, qui consacrerait tous les ans à sa culture intellectuelle, pour les sciences, les lettres et les arts, une somme bien modeste, 5 francs, et qui, dans un jour de réforme, voudrait économiser sur son intelligence six sous ? ( Rire approbatif.)
Voilà, messieurs, la mesure exacte de l’économie proposée. ( Nouveau rire.) Eh bien ! ce que vous ne conseilleriez pas à un particulier, au dernier des habitants d’un pays civilisé, on ose le conseiller à la France. ( Mouvement.)
Je viens de vous montrer à quel point l’économie serait petite ; je vais vous montrer maintenant combien le ravage serait grand.
Pour vous édifier sur ce point, je ne sache rien de plus éloquent que la simple nomenclature des institutions, des établissements, des intérêts que les réductions proposées atteignent dans le présent et menacent dans l’avenir.
J’ai dressé cette nomenclature ; je demande à l’assemblée la permission de la lui lire, cela me dispensera de beaucoup de développements. Les réductions proposées atteignent :
Le collège de France,
Le muséum,
Les bibliothèques,
L’école des chartes,
L’école des langues orientales,
La conservation des archives nationales,
La surveillance de la librairie à l’étranger… (Ruine
complète de notre librairie, le champ livré à la contrefaçon !)
L’école de Rome,
L’école des beaux-arts de Paris,
L’école de dessin de Dijon,
Le conservatoire,
Les succursales de province,
Les musées des Thermes et de Cluny,
Nos musées de peinture et de sculpture,
La conservation des monuments historiques.
Les réformes menacent pour l’année prochaine :
Les facultés des sciences et des lettres,
Les souscriptions aux livrés,
Les subventions aux sociétés savantes,
Les encouragements aux beaux-arts.
En outre,-ceci touche au ministère de l’intérieur, mais la chambre me permettra de le dire, pour que le tableau soit complet,-les réductions atteignent dès à présent et menacent pour l’an prochain les théâtres. Je ne veux vous en dire qu’un mot en passant. On propose la suppression d’un commissaire sur deux ; j’aimerais mieux la suppression d’un censeur et même de deux censeurs. ( On rit.)
UN MEMBRE.-Il n’y a plus de censure !
UN MEMBRE, à gauche.-Elle sera bientôt rétablie !
M. VICTOR HUGO.-Enfin le rapport réserve ses plus dures paroles et ses menaces les plus sérieuses pour les indemnités et secours littéraires. Oh ! voilà de monstrueux abus ! Savez-vous, messieurs, ce que c’est que les indemnités et les secours littéraires ? C’est l’existence de quelques familles pauvres entre les plus pauvres, honorables entre les plus honorables.
Si vous adoptiez les réductions proposées, savez-vous ce qu’on pourrait dire ? On pourrait dire : Un artiste, un poëte, un écrivain célèbre travaille toute sa vie, il travaille sans songer à s’enrichir, il meurt, il laisse à son pays beaucoup de gloire à la seule condition de donner à sa veuve et à ses enfants un peu de pain. Le pays garde la gloire et refuse le pain. ( Sensation.)
Voilà ce qu’on pourrait dire, et voilà ce qu’on ne dira pas ; car, à coup sûr, vous n’entrerez pas dans ce système d’économies qui consternerait l’intelligence et qui humilierait la nation. ( C’est vrai !)
Vous le voyez, ce système, comme vous le disait si bien notre honorable collègue M. Charles Dupin, ce système attaque tout ; ce système ne respecte rien, ni les institutions anciennes, ni les institutions modernes ; pas plus les fondations libérales de François Ier que les fondations libérales de la Convention. Ce système d’économies ébranle d’un seul coup tout cet ensemble d’institutions civilisatrices qui est, pour ainsi dire, la base du développement de la pensée française.
Et quel moment choisit-on ? C’est ici, à mon sens, la faute politique grave que je vous signalais en commençant ; quel moment choisit-on pour mettre en question toutes ces institutions à la fois ? Le moment où elles sont plus nécessaires que jamais, le moment où, loin de les restreindre, il faudrait les étendre et les élargir.
Eh ! quel est, en effet, j’en appelle à vos consciences, j’en appelle à vos sentiments à tous, quel est le grand péril de la situation actuelle ? L’ignorance. L’ignorance encore plus que la misère. ( Adhésion.)
L’ignorance qui nous déborde, qui nous assiége, qui nous investit de toutes parts. C’est à la faveur de l’ignorance que certaines doctrines fatales passent de l’esprit impitoyable des théoriciens dans le cerveau confus des multitudes. Le communisme n’est qu’une forme de l’ignorance. Le jour où l’ignorance disparaîtrait, les sophismes s’évanouiraient. Et c’est dans un pareil moment, devant un pareil danger, qu’on songerait à attaquer, à mutiler, à ébranler toutes ces institutions qui ont pour but spécial de poursuivre, de combattre, de détruire l’ignorance !
Sur ce point, j’en appelle, je le répète, au sentiment de l’assemblée. Quoi ! d’un côté la barbarie dans la rue, et de l’autre le vandalisme dans le gouvernement ! ( Mouvement.) Messieurs, il n’y a pas que la prudence matérielle au monde, il y a autre chose que ce que j’appellerai la prudence brutale. Les précautions grossières, les moyens de police ne sont pas, Dieu merci, le dernier mot des sociétés civilisées.
On pourvoit à l’éclairage des villes, on allume tous les soirs, et on fait très bien, des réverbères dans les carrefours, dans les places publiques ; quand donc comprendra-t-on que la nuit peut se faire aussi dans le monde moral, et qu’il faut allumer des flambeaux pour les esprits ? ( Approbation et rires.)
Puisque l’assemblée m’a interrompu, elle me permettra d’insister sur ma pensée.
Oui, messieurs, j’y insiste. Un mal moral, un mal moral profond nous travaille et nous tourmente. Ce mal moral, cela est étrange à dire, n’est autre chose que l’excès des tendances matérielles. Eh bien, comment combattre le développement des tendances matérielles ? Par le
développement des tendances intellectuelles. Il faut ôter au corps et donner à l’âme. ( Oui ! oui ! Sensation.)
Quand je dis : il faut ôter au corps et donner à l’âme, vous ne vous méprenez pas sur mon sentiment. ( Non ! non !) Vous me comprenez tous ; je souhaite passionnément, comme chacun de vous, l’amélioration du sort matériel des classes souffrantes ; c’est là, selon moi, le grand, l’excellent progrès auquel nous devons tous tendre de tous nos voeux comme hommes et de tous nos efforts comme législateurs.
Mais si je veux ardemment, passionnément, le pain de l’ouvrier, le pain du travailleur, qui est mon frère, à côté du pain de la vie je veux le pain de la pensée, qui est aussi le pain de la vie. Je veux multiplier le pain de l’esprit comme le pain du corps. ( Interruption au centre.)
Il me semble, messieurs, que ce sont là les questions que soulève naturellement ce budget de l’instruction publique discuté en ce moment. ( Oui ! oui !)
Eh bien, la grande erreur de notre temps, c’a été de pencher, je dis plus, de courber, l’esprit des hommes vers la recherche du bien-être matériel, et de le détourner par conséquent du bien-être religieux et du bien-être intellectuel. ( C’est vrai !) La faute est d’autant plus grande que le bien-être matériel, quoi qu’on fasse, quand même tous les progrès qu’on rêve, et que je rêve aussi, moi, seraient réalisés, le bien-être matériel ne peut et ne pourra jamais être que le partage de quelques-uns, tandis que le bien-être religieux, c’est-à-dire la croyance, le bien-être intellectuel, c’est-à-dire l’éducation, peuvent être donnés à tous.
D’ailleurs le bien-être matériel ne pourrait être le but suprême de l’homme en ce monde qu’autant qu’il n’y aurait pas d’autre vie, et c’est là une affirmation désolante, c’est là un mensonge affreux qui ne doit pas sortir des institutions sociales. ( Très bien ! -Mouvement prolongé.)
Il importe, messieurs, de remédier au mal ; il faut redresser, pour ainsi dire, l’esprit de l’homme ; il faut, et c’est là la grande mission, la mission spéciale du ministère de l’instruction publique, il faut relever l’esprit de l’homme, le tourner vers Dieu, vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, vers le désintéressé et le grand. C’est là, et seulement là, que vous trouverez la paix de l’homme avec lui-même, et par conséquent la paix de l’homme avec la société. ( Très bien !)
Pour arriver à ce but, messieurs, que faudrait-il faire ? Précisément tout le contraire de ce qu’ont fait les précédents gouvernements ; précisément tout le contraire de ce que vous propose votre comité des finances. Outre l’enseignement religieux, qui tient le premier rang parmi les institutions libérales, il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies.
Il faudrait multiplier les maisons d’études pour les enfants, les maisons de lecture pour les hommes, tous les établissements, tous les asiles où l’on médite, où l’on s’instruit, où l’on se recueille, où l’on apprend quelque chose, où l’on devient meilleur ; en un mot, il faudrait faire pénétrer de toutes parts la lumière dans l’esprit du peuple ; car c’est par les ténèbres qu’on le perd. ( Très bien !)
Ce résultat, vous l’aurez quand vous voudrez. Quand vous le voudrez, vous aurez en France un magnifique mouvement intellectuel ; ce mouvement, vous l’avez déjà ; il ne s’agit que de l’utiliser et de le diriger ; il ne s’agit que de bien cultiver le sol.
La question de l’intelligence, j’appelle sur ce point l’attention de l’assemblée, la question de l’intelligence est identiquement la même que la question de l’agriculture.
L’époque où vous êtes est une époque riche et féconde ; ce ne sont pas, messieurs, les intelligences qui manquent, ce ne sont pas les talents, ce ne sont pas les grandes aptitudes ; ce qui manque, c’est l’impulsion sympathique, c’est l’encouragement enthousiaste d’un grand gouvernement. ( C’est vrai !)
Ce gouvernement, j’aurais souhaité que la monarchie le fût ; elle n’a pas su l’être. Eh bien, ce conseil affectueux que je donnais loyalement à la monarchie, je le donne loyalement à la république. ( Mouvement.)
Je voterai contre toutes les réductions que je viens de vous signaler, et qui amoindriraient l’éclat utile des lettres, des arts et des sciences.
Je ne dirai plus qu’un mot aux honorables auteurs du rapport. Vous êtes tombés dans une méprise regrettable ; vous avez cru faire une économie d’argent, c’est une économie de gloire que vous faites. ( Nouveau mouvement. ) Je la repousse pour la dignité de la France, je la repousse pour l’honneur de la république. ( Très bien ! Très bien !)
(Source : https://fr.wikisource.org/wiki/Discours_%C3%A0_l%E2%80%99Assembl%C3%A9e_constituante_1848)

 

Si je suis d'accord avec la phrase dite de Victor Hugo:

" Vous trouvez que la culture coute cher... Essayer l'ignorance "

 

Je n'adhère pas à tous les arguments de ce discours.

Victor Hugo de l'écrivain, Homme politique au dessinateur..
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 11:08
Elle est bien triste la fille du proviseur ! Souvenir  d'une BD de Cabu à lire ou à relire.
Elle est bien triste la fille du proviseur ! Souvenir  d'une BD de Cabu à lire ou à relire.

Elle est bien triste la fille du proviseur ! Souvenir d'une BD de Cabu à lire ou à relire.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 07:47

Je profite de cette journée des amoureux pour vous mettre quelques dessins de monsieur Peynet.

 

A voir aussi ou à revoir l'article : Les fiancés d'un poète disparu... Peynet

 

 

 

et un extrait de l'article tiré du :  "le dauphiné"

Ses dessins tendres comme du bon pain ont fait le tour du monde.

C’est pourtant pur hasard si les Amoureux ont jailli de la plume de Peynet. C’était en 1942, Raymond Peynet était assis sur un banc du Champ-de-Mars à Valence, face au kiosque à musique. Et là, l’éclair : “L’inspiration lui est soudain venue” raconte Annie. “, sa fille. Il a dessiné le petit violoniste et la jeune fille”. Max Favalelli les baptisera les Amoureux de Peynet. “Mon père avait toujours dans la poche un petit carnet à spirale, sa plume et de l’encre de Chine au grand dam de ma mère car il tachait ses vêtements” sourit sa fille. “Lorsque j’étais adolescente et que j’allais retrouver les copines, mon père me disait, prends sur toi un carnet et un crayon, c’était sa seule recommandation”.

Avec les Amoureux, c’est le succès : “lorsque j’étais jeune, des amies me demandaient parfois si je n’avais pas un foulard avec un dessin signé de mon père. C’est là que je me suis rendu compte de ce qu’ils représentaient” reconnaît aujourd’hui Annie.

Après avoir débuté dans les dessins de presse, Raymond Peynet exercera ses talents dans les décors de théâtre, les croquis de robe, les affiches. Pour ses poupées, il confie le tissage aux mains expertes de Lyon, une assurance qualité. Dans les années 30, il croque les scènes parisiennes, les tours de chant de Maurice Chevalier. La mode l’inspire et les défilés trouvent dans sa plume un illustrateur de talent : “Lacroix l’aimait beaucoup” se souvient Annie. Parmi ses amis, Dubout fidèle compagnon de toute une vie. Un de ses voisins parisiens, Georges Brassens, lui avoue s’être inspiré de ses dessins pour écrire les Amoureux des bancs publics…

La directrice de la revue Elle lui conseille un jour de revoir sa signature et de supprimer le “r” qui précède son patronyme. Avec cet argument massue : “lorsqu’on s’appelle Peynet, on ne met pas un vermicelle devant son nom”. Un conseil aussitôt suivi à la lettre. Amoureux par ci, Amoureux par là, des timbres aux cartes postales, ils ont donné une touche de bonheur simple à des lignées de faïences : “j’aime tous les dessins de mon père surtout quand il n’y a pas les Amoureux” surprend Annie. Ce qu’elle préfère, “ce sont ses petits croquis, le coup de crayon qui donne vie à un arbre, à une situation, un paysage. J’aime d’abord son graphisme”.

Et pourtant, ces Amoureux occupent une place himalayenne dans l’œuvre de Peynet : “en fait mes parents, les Amoureux, c’était eux” explique tendrement leur fille. “Mon père aurait donné ses dessins au premier venu” se souvient-elle “heureusement ma mère veillait. C’était un peu le cerbère de service”. Mais un cerbère au nom prédestiné, Denise Damour...

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 15:06

Je vous présente ici une  affiche que je connais depuis déjà quelques années, mais qui m'est revenue en mémoire, lors d'une discussion sur l'image et la place de la femme  aujourd'hui dans la société.

 

 

Cette affiche est l'oeuvre de J.Howard Miller en 1943, elle est destinée au comité de coordination de la production de guerre de l'entreprise Westinghouse.

 

Le modèle pour cette affiche est une jeune fille Géraldine Doyle de 17ans qui travaille alors, sur une machine à emboutir des pièces métalliques. Pour être à l'aise, elle porte un bleu de travail et ses cheveux sont retenus par un bandana.

 

Bien sûr vous avez compris que cette affiche avait pour but d'encourager les femmes à venir dans les usines riveter, souder ou construire des bâtiments militaires pour remplacer les hommes partis à la guerre, au lieu de rester chez elles mais aussi à  convaincre les hommes dont la majorité était contre le travail des femmes notamment depuis la Grande Dépression où les femmes qui travaillaient étaient accusées de voler le travail des hommes pourtant cruellement manquant.

 

Mais ces femmes qu'on appela aussi  "Rosies" furent encouragées, au retour des hommes à laisser leur place aux soldats démobilisés et à rentrer au foyer.

 

Cette affiche n'a jamais cessé d'être reproduite depuis, transformée, elle fut reprise et encore aujourd'hui par des  féministes.

J'aime la force et la féminité qui se dégage de cette affiche.

 

 

Voici des iaffiches détournées :

 

 

 

 

Et aussi quelques affiches de J.Howard Miller:

 

J.Howard Miller - It's A Tradition With Us, Mister!http://americangallery.files.wordpress.com/2009/06/any-questions-about-your-work-ask-your-supervisor.jpg

 

 

 

 

Mais, la véritable riveteuse Rosie est une couverture du Saturday Evening Post créée en 1943, par Norman Rockwell un autre illustrateur, elle piétine le livre Mein Kampf d’Hitler en mangeant son sandwich pendant une pause, accoudée sur une sacoche à son prénom, un énorme pistolet à rivets posé sur ses genoux.

Symbole du poids économique naissant de la femme aux États-Unis, le personnage est devenu une icône féministe

Voilà tout cela est à découvrir sur internet, bonne recherche...

 

 

 

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 11:53

Voici un peintre que j'ai connu grâce à mes lectures de SF, en 76 : Siudmak, en effet à cette époque, il dessinait les couvertures des livres, de la collection science-fiction, éditions presses-Pocket et éditions J'AI LU.

C'est un peintre qui m'a beaucoup marqué, inspiré et fait rêver... J'aime son monde onirique, fait de déesses, de dieux, de lieux magiques, c'est du Magritte, du Delvaux, du Dali mais avec un peu d'Aslan dans sa féminité.

A découvrir absolument !siudmak



 

2001-0135.jpg

 

siudmak 005

 

 

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instant hypophonique.

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Le Chant des Diamants.                                                                                 medium_ma_Siudmak_V5_Resonance_interieure.3.jpg

Résonance intérieure.

medium_ma_Siudmak_Vol6_Phantom_Sailing_Ship.jpg

Voilier fantôme.

9782950401045 pg

L'envol de la flèche.

lart-fantastique-wojtek-siudmak-L-tqsejs.jpeg

L'instant immobile.

 

"Les vivants de l'espace ont choisit l'extra-terrestre SIUDMAK pour se faire connaître. Mais à vivre sur la terre, SIUDMAK est devenu terrien et, tout en faisant la publicité de l'espace, s'est mis en douce à défendre l'Homme. Mais les autres ne le savent pas encore. De même que Moïse, à moitié Égyptien, choisi par les pharaons pour tenir un peuple esclave a sauvé ce peuple en 'intégrant à lui."

 

 

"Je ne suis pas d'ici

Je ne suis pas de Terre

Mais il faudra le taire

Car l'homme est sans merci".

Préface de Guy BEART


extrait de l'ouvrage Wojtek SIUDMAN Peintures et Dessins editions du Cygne 1978

 

arch-of-triumph.jpg

Arc de triomphe.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 13:11

J'ai découvert Yves Clerc, par un article dans le magazine Art et Déco dans les année 2000.

L'article s'intitulait :  "Symboliser la représentation" Texte et photos, (magnifiques d'ailleurs) de Georges Carlier.

J'ai été émerveillée, surprise par les oeuvres représentées dans cet article, mystérieuses, originales, étranges et fortes, hautes en couleur.

 

En 2005 il exposait ses oeuvres dans les vitrines d'Hermès. Avec une amie nous avons pu voir ses toiles dans sa galerie sur les quais de la seine, juste après son expo chez Hermés.

Cela fut un moment de forte émotion, dans  cette grande galerie, nous étions seules, nous pouvions regarder son travail, presque toucher les toiles et nous avons eu quelques explications de son travail, sa démarche, sa technique des couleurs, par une personne de la galerie.


Voici quelques tableaux de Yves Clerc, et un lien vers son site :


 

Un lien Yves. Clerc

 

 

163-yves-clerc-99db.jpg

 

 

clerc.jpg

 

yvesclerc.jpg

J'aime beaucoup le travail de ce peintre sur les lumières, sur ses jeux de lumières ici dans ce tableau, une lumière chaude vient de la droite et une lumière froide de la gauche.

 


Je me suis inspirée de ce concept dans certaines de mes toiles comme dans celle qui suit :femmespetite.jpg

Les personnages du tableau reçoivent une lumière froide, bleue de la droite et une lumière chaude, jaune de la gauche. Les ombres sont au centre des personnages.

 



main

Ici aussi lumière chaude d'en haut et froide d'en bas.

 

pied.jpg

Voilà il y a encore beaucoup à dire sur ce peintre, sur son oeuvre mais à vous de le découvrir, de le rencontrer...


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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 15:54

images-copie-1.jpg

Etienne Dinet

 

J'ai toujours été très attirée par la peinture orientaliste, quand j'étais enfant les reproductions que je pouvais voir de peinture orientaliste, me faisaient rêver de princesses, de contes de fées, c'était magique, c'était des scènes de pays lointain. 

A l'époque je ne savais pas que c'était de la peinture orientaliste.


Maintenant j'apprécie toujours autant cette peinture, mais c'est surtout les couleurs, la beauté des drapés, le rendu des bijoux, la lumière, qui me fascine et aussi l'instantanée des scènes de vie, leur réalisme.


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Etienne Dinet    

 

 

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Rudolf ERNST (1854-1932)

 

 

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Etienne Dinet

 

 

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Jean-Léon Gérôme

 

 

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Etienne Dinet

 

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E. BRINDEAU de JARNy. (Paris, 1867/1943)

 

 

 

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Ludwig Deutsch, une mémoire d'Egypte

 

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Etienne Dinet

 

 

 

 

 

  

Edwin Lord Weekse


Dinet-1.jpg

 

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Frederick Arthur Bridgman ( femme algeroise 1847-1928)

 

 

La peinture orientaliste est une peinture qui aborde des thèmes tournant autour de l'orientalisme. Il ne s'agit donc pas d'un style, d'un mouvement ou d'une école de peinture particulier. L'intérêt de l'occident pour l'orientalisme est apparu au courant du XVIIIe siècle mais c'est surtout au XIXe siècle que l'attrait pour les thèmes orientaux va connaître son apogée. En revanche, au XXe siècle les thèmes orientalistes vont peu à peu disparaître et d'une certaine manière on peut considérer que l'indépendance de l'Algérie en 1962 a marqué la fin de la peinture orientaliste en France. (source WIkipédia).


L'orientalisme peut être aussi considéré comme une démarche coloniale et donner une vision particulière de la femme, soumise au plaisir et aux fantasmes de l'homme .

 

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Jean- Léon Gérome, la piscine du harem, 1888

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Jean-Léon Gérome, achat d'une esclave, 1857


 Texte qui suit tiré du site : L'orientalisme et ses tentations. L'auteure, Sylvie  Coutu

 

Le tableau, laissant voir les attributs féminins de manière abjecte fut effectivement produit pour émoustiller le spectateur, et non pas pour provoquer simplement des protestations contre l'esclavage, même si, apparemment, il semble expliquer le besoin d'une mainmise culturelle française sur le Proche-Orient.

et la réalité.

Ce thème , qui a su attiser la curiosité des producteurs d'oeuvres artisitiques au XIXe siècles, représente pourtant une pratique orientale répandue qui ne disparut que récemment.

 Les esclaves étaient d'origines très diverses et avaient des tâches variées. On retrouvait au marché une grande part de femmes achetées au Caucase . Mais ces marchés étaient toutefois assez peu nombreux dans le monde oriental; en fait, on en retrouvait principalement à Alexandrie et au Caire, les deux principaux commerces du reste du monde oriental.

  Les toiles coquettes représentant de beaux corps nus tel que les ont illustré les artistes, n'ont pourtant rien en commun avec ces marchés. En fait, ce ne semble pas être nécessairement la beauté qui règne en ces lieux. David Robert, visiteur en Orient, dit en 1838: " Le marché d'esclaves est ignoble ". Puis James Muller en 1839: " Le marché du Caire est morbide ". Aucun attendrissement, aucun éveil des sens, la vérité une fois encore, n'a rien à voir avec la fiction… Maxime Du Camps dira à son tour: " Dans ces grandes barques, les femmes sont entassées pêle-mêle, négresses, mulâtresses, Abyssiniennes, nues, brûlées par le soleil, abruties, humbles et sans force. […] Presque toutes les négresses ont le d os et les bras tatoués de coups de couteau symétriquement rangés et intentionnellement tracés ".

Derrière le marché d'esclaves, ce qui est le plus attirant pour l'artiste ou celui qui regarde l'œuvre, semble donc être la femme, la possession de la femme, l'utilisation de son corps.


Comme aujourd'hui au salon de l'automobile, dans la pub pour la vente de voitures, l'utilisation du corps des femmes.


Voilà à vous de continuer, de découvrir toute la peinture orientaliste...


 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 20:23

Voici un autre dessinateur que j'avais oublié, et qu'un ami m'a remis en mémoire, un styliste, affichiste et artiste peintre français, surnommé le "père de la pin-up française" : Pierre-laurent Brenot.


Dans les années cinquante Pierre-Laurent Brenot, crée ses premières affiches publicitaires, il dessine aussi pour plusieurs revues de mode, comme " Bonnes Soirées ", magazine pour la ménagère bien sage.

 

 

 

brenot2petite.jpg

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brenotpetite.jpg

 

 

Il dessine  aussi des affiches de cinéma :


V

 

 

Et voilà ses fameuses pin-up à la française :

 

pierre-laurent brenot

 

 

 

 

A découvrir aussi ses toiles :

Auto portrait et son modèle.

 

Le peintre dans son atelier au château de Rivau.

 

A vous maintenant de vous balader sur internet pour mieux connaître cet artiste, mais peut être aurez vous, aussi l'occasion cet été de voir une expo de ses oeuvres. Cela serait bien.

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 12:56

 

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Tout est modèle, pour un peintre...

 


Vous souvenez vous du dessinateur d'humour  Roger Testu, on pouvait voir ses dessins dans les magazines de presse comme France Dimanche, Ici Paris, Lui, VSD, Le Figaro Magazine.

J'aimais son humour grinçant, son  ironie cruelle sur le genre humain.

J'ai quelques reproductions de ces dessins affichées dans mon atelier, que je vous mets  ici, mais je n'ai pas trouvé grand chose de lui sur internet. Dommage!


J'aurais bien aimé le rencontrer.


Il est mort le 2 février 2008 à l'âge de 94 ans.


 

 

 

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Manque d'inspiration? Moi jamais.


 

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Le hasard, la chance du peintre!


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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 18:33

 

 

 

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Il est a un peintre que j'ai appris à aimer, au cours des années, c'est :

Fernand  léger.


J'ai découvert ce peintre, quand j'habitais dans l'orne.


Vous pouvez découvrir sa biographie sur internet, mais  je peux vous dire qu'il est né en 1881 à Argentan, dans l'orne et mort le 17 août 1955 à Gif-sur Yvette (Essonne).

C'est un peintre, peintre de cartons de tapisseries, cartons de vitraux, décorateur, céramiste, sculpteur, dessinateur, illustrateur.

« Pionnier du  cubisme », « paysan de l’avant-garde» ou « cubiste » il a été l’un des premiers à exposer publiquement des travaux d’orientation cubiste.

C'est surtout pour moi un peintre de la rue, un peintre du peuple, des congés payés.

 


J'ai eu le plaisir, de dénicher et de visiter, sa ferme normande cachée dans les fins fonds de Lisores en 1993, un  vrai petit bijou de musée à l'époque.

Ensuite j'ai réalisé quelques peintures murales avec des enfants de la région.

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Aujourd'hui je ne sais pas ce qu'il reste de cette ferme, mais on ne peut plus la visiter.



Voici un texte sur cette ferme  écrit en 2008, par Alexia Guggémos

La ferme normande de Fernand Léger (1881-1955) est à vendre. Elle se niche au creux d’un vallon, à Lisores, dans l’Orne. Le pionnier du Cubisme, très attaché à sa région natale, y a réalisé céramiques et vitraux. Un voisin se souvient encore de cette époque bénie où, enfant, il regardait, ébahi, la femme du peintre parader sur les routes de campagne au volant de belles américaines. Cette maison-atelier se visitait autrefois, on en trouve encore la trace dans les guides. Aujourd’hui, la dénicher est un véritable jeu de piste… et elle n’est plus que ruines ! Le panneau indicateur qui y conduit est rongé par les mousses, le chemin d’accès envahi d’herbes folles, la maison elle-même perdue dans les ronces et les orties. Du portail, on aperçoit juste sa façade colorée, encore magnifiquement ornée d’une fresque de l’artiste. La seule qui ait survécu. Tout le reste n’est qu’éventration et massacre. Tout a été arraché, tout a été vendu. Du moins tout ce qui pouvait être déplacé et transporté. Seule l’immense fresque n’a pu être démontée : La scène d’une vingtaine de m2 aurait sans doute pu se briser sous les violents coups de burin. Exceptionnelle, elle apparaît surréaliste dans ce décor de désolation, comme un ultime appel. Triste vestige d’un lieu mythique. Dans le village, on murmure que tout est à vendre par les héritiers, on parle même de plus d’un million d’euros. Vérité ? Rumeur ? Toujours est-il que jour après jour, la pluie, le vent et le soleil font leur œuvre… L’atelier de l’un des plus grands peintres du XXe siècle disparaît peu à peu dans l’indifférence –pire, dans l’ignorance !- générale. Que fait donc la Région dont presque tous les collèges et lycées portent le nom de Fernand-Léger ? Pourquoi l’Etat laisse t-il ce précieux morceau de notre patrimoine se délabrer ? Le cœur serré, on lance un dernier regard à cette maison abandonnée de tous en regrettant de n’être pas mécène. 

Voici des photos de l'auteur du texte:

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Bienvenue à lisores et sa ferme fantôme.

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N'habite plus à l'adresse indiquée.

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De loin...

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Une fresque que l'on ne verra plus.

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Un vitrail que l'on ne verra plus.

 


Moi, j'ai continué mon travail sur Fernand léger avec des élèves du collège où j'habite maintenant, les élèves ont réalisé une superbe peinture murale " à la manière de Fernand Léger" pour leur collège :  St André d'Antrain.

Nous avons cherché à l'époque un musée de Fernand léger à visiter, pas trop loin de notre région bretonne, où du moins un endroit où voir ces oeuvres.

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Nous avons alors, trouvé et découvert "l'hôpital d'Argentan", un établissement hospitalier mais aussi, une vraie galerie d'art en hommage à Fernand léger et surtout un musée bien vivant, où l'esprit de l'artiste se retrouve partout à travers les coloris du mobilier, les tenues des infirmières et les corridors ornés d'oeuvres d'art : originaux et reproductions, textes, fresques, céramiques, peintures, croquis... Un vrai musée qui se visite... Une belle réussite, grâce à la vision artistique et la volonté de son directeur ! hopitalpetite.jpg

 

 


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